Acrylique&Argile..."R'Eve Créations"

POEMES DU COEUR

La Faiblesse

 

Le temps s'est arrêté sur cette saveur amère

Et l'impression que j'ai d'avoir à t'oublier

Pourtant ma seule envie c'est encor'de te plaire,

Loin de moi le souci, la peine de renoncer

 

Même si je trouve en moi la force de me taire,

Si dans mon souvenir tes traits vont s'effacer,

Si petit à petit j'arrive à me distraire,

A t'éloigner sans cesse du fond de ma pensée,

 

Je crois qu'il y a pourtant un lieu de résistance,

Un foyer rougeoyant de braises effrontées ;

J'aurais beau espérer dominer mes tendances,

Elles se réveilleront, m'intimant de t'aimer.






La Balance

 

 

Oscillation

Tel est mon nom ;

Mon âme ne sait où demeurer :

 

A gauche,

Du côté des passions ?

Ou bien à droite

Tout près de la raison ? ...

 

Indécision

Ainsi mon nom ;

Mon coeur non plus ne peut choisir

 
Entre aimer        ou            Détester,

 

L'euphorie de le voir           L'angoisse de le quitter...

 
 

Hésitation

                Voici mon nom :

 

Et ma raison, que devient-elle ?

 

Elle me dit qu'il est bien vain,

De se poser de tels dilemmes

Car c'est la vie qui nous gouverne

 

Et l'on avisera demain...







Lettre A Guillaume...

 

 Monsieur,                        

 

 

Je ne connais de vous que vos mots doux-amers,

Que vos poèmes à Lou et vos récits de guerre

Un siècle nous sépare et cependant je vois

Rien n'a vraiment changé... le monde porte sa croix.

 

La guerre existe encor' et l'on n'a pas trouvé

De remède miracle pour les coeurs brisés.

Le vôtre l'a été, vos beaux yeux vous trahissent :

Regard droit mais fragile et profond de l'artiste.

 

Bienheureuse la femme, muse de vos pensées,

Dont la magnificence a su vous inspirer

Maudite soit la louve, oublieuse du temps

Où les gens vous prenaient encor' pour des amants...

 

Mais dites-moi l'ami, qui côtoyez les anges

Dîtes moi s'il existe en ce bas monde étrange,

Cet homme, ce poète, votre frère de sang...

Tirant de tous ses maux un chef-d'oeuvre de sens ?

 

Car enfin s'il existe, mon cher Apollinaire

Permettez que je sois sa muse imaginaire...




« La vie est une succession de petites morts…"

 

 

 

Le Triangle

 

 

Debout dans le noir,

Face à l'armoire

Au cœur du reflet

Du miroir

 

Sur le mur,

Je songeais

Et je te voyais,

Mon ami

Et il était là aussi :

La femme, le mari et l'ami.

Au tout début,

Main dans la main

Mari et femme

S'aiment

D'un amour de roman.

Et leur bonheur est évident

E- ter- nelle - ment

Puis lentement

Grâce à l'œuvre du temps,

Une émotion la prend

L'ébranle, s'enfle et grandit,

Lorsqu'elle revoit l'ami.

La femme, l'ami et le mari

L'ami le sent, mais il le nie

Et il la fuit, aussi,

Il ne veut pas semer

La zizanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais bientôt l'ami

Sait que lui aussi

Il l'aime.

Il sent grandir son amour

Jour après jour

L'ami, la femme et le mari.

Un beau jour,

L'œuvre du désamour s'est accomplie

Et un nouvel amour

A vu le jour

L'amant, la femme et le mari.

L'ami est devenu l'amant,

Puis l'amant le mari,

Et le mari, l'ennemi

De la femme et du mari.

C'est donc ainsi, mon bel ami,

Que se sont désunis,

Les amants qui s'aimaient

D'un amour de roman,

Dans le songe que j'ai fait,

 

Debout dans le noir

Face à l'armoire

Au cœur du reflet du miroir.

 

 




«  Je suis une femme légère :

50 kilos ! »

 

 

La Volage

 

 

Lorsque j'aurai goûté

Aux plaisirs de ta couche

Entourée de tes bras

Grisée par ton odeur

Repue de trop d'amour

Et d'infinies langueurs 

baignée par la douceur



De tes mots tout de miel

 

Quand, lasse de tes sourires

Et de tes calembours

Rassasiée de caresses

Et d'entêtants refrains

Epuisée par ces nuits

De folies, enlacés

Saturée des excès

De tendresse et de chair

Blasée par ces élans

d'émotions et d'envie

 

Lorsque finalement

j'aurai touché au but

Atteignant des sommets

de sensualité,

Fatigué mes beaux yeux

A trop te contempler

 

Je crois qu'à ce moment

La passion disparue

Il me faudra quitter

Dé-fini-ti-ve-ment

Tes bras, ton lit, ta vie,

N'ayant plus à m'offrir

Que quotidienneté

Routine et platitude

N'ayant plus à t'offrir

Que ma légèreté




La Gangue

 

 
 

Tu prétends que je suis

Oiseau de paradis,

Qu'il suffit de distraire,

D'abreuver d'une eau pure,

Et d'écouter chanter

Pour satisfaire

 

 

 

 

 

 Moi je dis que je suis

Pareille à l'oie sauvage,

Qui va de place en place

Et qui

De contrées en contrées,

N'est  jamais rassasiée,

 

 

Devant tant de merveilleset  de

 

 

paysages.

 

 

Tu prétends que je suis

Comme une perle fine

Couchée dans un écrin,

Dont l'éclat  n'est parfait

Que par le simple fait

De côtoyer la soie

 

Moi je dis que je suis

Pareille à une gangue

Fouettée par l'onde folle,

Epurée par  la roche,

Qui ne révèlera

son précieux contenu,

 

Qu'à l'issue d'un long, très  long

 

 

pèlerinage.

 

Tu prétends que je suis

Cette rose fragile,

Qui ne s'épanouit

Qu'en un jardin secret

Inondé de lumière et

Protégé du vent


 

Moi je dis que je suis

Cette fleur sauvage

Qui n'a en rien besoin

De soins ou d'un soutien

Pour offrir à tous vents

Ses fragrances  suaves.

 





Frissons d'amour

 

 
                             fleurs du plaisir, fleurs du désir prends tout mon corps sous ces moissons !

 
                             l'or n'est rien tant que ton rire,
qui hante ma mémoire de ses sons.

 
                                     orgies de chairs, corps en délires,
       tout mon être réclame tes dons.

 
                                     rends moi je te prie mes sourires,
       innocents à toutes tes façons.

                       
                                    espoir qui grise, espoir qui vibre,
       rallie mon cœur à sa vision.


                            ne me prive pas, mon corps est
îvre vois ! il est à l'abandon

 
                            transports de joie et de plaisir

de mon âme tu as eu raison.




Article ajouté le 2007-05-13 , consulté 98 fois

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